Dossier CHINE : 5 - Le tibet
En connaissant la politique pas démocratique du pays, on peut maintenant comprendre les relations entre la Chine et le Tibet.
Pour résumer, la Chine a envahi le tibet avec le prétexte que le tibet a toujours fait partie de la Chine. Pour une ancienne terre perdue, il parait alors bizarre que tout soit différent entre ces deux pays, de la langue, aux rites en passant par les légendes. Les tibétains auront beau développer les arguments et preuves, les chinois s'entêteront à les nier et à rétorquer leur point de vue.
Après des emprisonnements et des exils vers le Népal principalement, le Tibet perd son identité car les moines sont emprisonés ou pire, les lieux religieux sont fermés et le chinois est imposée comme la langue nationale (donc les enfants le subissent à l'école et oublient la langue tibétaine)
Ensuite pour se donner bonne figure face au reste du monde, la Chine choisira de développer une politique d'invasion 'passive'. La Chine met en place un développement du tibet : des structures modernes, des aides aux chinois qui s'y installent principalement. La technique est d'augmenter le nombre de chinois sur le sol tibétain afin que la culture tibétaine se perde par la mixité des familles principalement. La Chine peut ainsi continuer son 'génocide culturel' sans craindre de représailles des autres pays.
A peine installé au pouvoir, Mao Zedong décidait d'asservir le Tibet. Le 7 octobre 1950, l'armée chinoise entreprend la « libération pacifique » du Tibet. Les pauvres tentatives de résistance tibétaine sont balayées ; l'armée chinoise occupe la capitale Lhassa en 1951. Au plan international, mises à part quelques protestations vite oubliées, le monde entier laisse le pays tomber sous la botte chinoise.
Une chape de plomb et de silence recouvre alors le pays. Le ressentiment des Tibétains, alimenté par des destruction des monastères et des massacres de lamas et de moines, se traduisit par le soulèvement du 10 mars 1959 ; des dizaines de milliers de Tibétains descendirent dans les rues de Lhassa pour proclamer leur volonté de liberté et d'indépendance. La Chine parvint rapidement à réprimer le soulèvement mais elle ne réussit pas pour autant à réduire la détermination du peuple tibétain à se libérer de l'oppression chinoise. On estime à plus d'un million le nombre des Tibétains dont la mort est une conséquence directe de l'occupation chinoise.
Le chef spirituel et temporel des Tibétains est le dalaï-lama. Tensin Gyatso est le quatorzième dalaï-lama, dieu-vivant intronisé en 1940. Il s'est enfui en Inde en 1959, lors de la répression, par l'armée chinoise, du soulèvement de Lhassa. Depuis lors, à la tête de son gouvernement en exil dans le nord de l'Inde, il entretient une résistance non violente à l'occupation chinoise. A la suite du prix Nobel de la paix qui lui est attribué en 1989, l'opinion mondiale commence à prendre la mesure du drame tibétain.
France, Chine, Tibet et droits de l'homme
France qui veut faire ses affaires avec la Chine.
La monstruosité ne la touche pas : elle est hors sujet, alors que c'est seulement de commerce qu'il s'agit.
Meurtres sur la place machin ? Qu'importe ! Une vieille affaire, sur laquelle il ne faut pas revenir. Et, après tout, ils ont le droit de sortir le sang de leurs ressortissants comme ils le veulent, dans le devoir d'ingérence dans l'âme élémentaire chinoise, réputée comme ses poisons et ses supplices.
Taïwan ? Les Français, même par la parole, l'abandonnent à son triste sort ? Baste ! Il est bien difficile de retrouver ce lieu sur une carte française. Peut-être n'existe-t-il même pas. Et au nom de quoi s'immiscer frauduleusement dans les affaires d'autrui ? La France veut vendre, c'est tout. Le marché chinois est porteur, prometteur, souteneur, mirifique, plein d'avenir et de passé.
Le Tibet donne lieu à des crimes inouïs ? Peuplé de Chinois, de cruauté, vidé de son identité, cruellement dénaturé et persécuté ? C'est vous qui le dites. Êtes-vous spécialiste de ce pays lointain ? Nos experts ont statué, et tout cela n'est que médisance sur un grand pays démocratique. Jamais, jamais, vous l'entendez, la France ne s'associe à aucune médisance.
C'est que nous sommes la France des droits de l'homme de se taire, nous !
Des signes de changement ont été observés dans l'attitude des autorités vis-à-vis des dissidents au Tibet : sept prisonniers d'opinion – dont Ngawang Choephel, Jigme Sangpo et Ngawang Sangdrol – ont ainsi été libérés, et des rencontres ont été organisées entre les autorités chinoises et des représentants du gouvernement tibétain en exil. Toutefois, les libertés d'expression, de religion et d'association restaient soumises à de sévères restrictions. Plusieurs monastères et couvents ont été détruits; les moines et moniales qu'ils abritaient ont été expulsés. En décembre, pour la première fois depuis de nombreuses années, des Tibétains ont été condamnés à mort pour des infractions politiques présumées. Plus de 180 personnes (essentiellement des moines et des moniales bouddhistes) étaient toujours emprisonnées en violation de leurs droits fondamentaux, en même temps que se poursuivaient les arrestations arbitraires et les procès iniques. Des informations ont fait état d'actes de torture et de mauvais traitements infligés aux détenus, et de nombreux prisonniers souffraient de problèmes de santé en raison du caractère déplorable des conditions d'incarcération.
En décembre, le grand maître religieux tibétain Tenzin Deleg Rinpoche a été condamné à mort, avec deux ans de sursis à l'exécution de la peine, pour «incitation au séparatisme» et «déclenchement d'explosions». Son assistant Lobsang Dhondup, déclaré coupable en outre de «détention illégale d'armes et de munitions», a lui aussi été condamné à mort. Selon certaines informations, ces deux hommes avaient été détenus au secret pendant huit mois après leur arrestation en avril. Il y avait fort à craindre que leur procès n'ait été inéquitable et que Tenzin Deleg Rinpoche n'ait fait l'objet d'accusations sans fondement en raison de ses activités religieuses ou associatives.
Liaison ferroviaire directe Pékin-Lhassa
Le 1er juillet 2006, Hu Jintao inaugure le premier train pour Lhassa au Tibet à la gare de Golmud, dans la province du Qinghai. Cette nouvelle liaison ferroviaire (la ligne ferroviaire Qing-Zang), qui est dans le prolongement de la ligne de chemin de fer en provenance de Pékin devrait, disent les autorités chinoises, favoriser l'intégration économique, le développement économique et touristique du Tibet, et d'après Bruno Philip, accélérer la sinisation du Tibet[2]. Des efforts sont également accomplis dans la préservation de l'environnement au Tibet, pour y compenser l'essor industriel. Les rives des lacs entourant Lhassa, source importante d'eau potable et comportant une faune spécifique et variée ont notamment été interdites à l'agriculture intensive.
Les défenseurs de la cause tibétaine craignent que cette nouvelle ligne ferroviaire contribue à accélérer l'immigration chinoise au Tibet ainsi qu'à le vider plus rapidement de ses ressources naturelles déjà surexploitées. Le gouvernement tibétain en exil estime notamment que "le chemin de fer facilitera le contrôle chinois du Tibet et entraînera l’arrivée de nombreux migrants chinois".
Lors de l’ouverture de la voie de chemin de fer, le Dalaï Lama demandait aux Tibétains d’attendre pour évaluer le bénéfice ou les nuisances que pourraient apporter cette nouvelle ligne de chemin de fer. Le Dalaï Lama accueillait favorablement la voie ferrée « à la condition qu’elle bénéficie à la majorité des Tibétains ». Mais, fin janvier 2007, le Dalaï Lama affirma que Pékin utilise la nouvelle liaison ferroviaire pour inonder le Tibet de mendiants, de prostituées et de sans-emploi, mettant en danger la survie de la culture et des traditions tibétaines[3],[4].
Droits de la personne au Tibet [modifier]
Tout juste après l'invasion chinoise du Tibet, la pratique du servage, encore en vigueur sous le Dalaï Lama, et auquel a été soumis le peuple tibétain, est supprimé par les autorités de Pékin. En revanche, la liberté religieuse, certaines facettes de la culture tibétaine et la contestation politique sont réprimées.
La Commission internationale des juristes a qualifié dans un rapport de 1959 les massacres perpétrés au Tibet par les autorités chinoises de génocide[5], l'invasion militaire chinoise ayant entraîné la mort de plus d' 1,2 million Tibétains entre 1949 et 1979 selon le gouvernement tibétain en exil et les associations des Tibétains en exil luttant pour la liberté du Tibet et le respect des Droits de l'Homme pour les Tibétains.
Reuters rapporte que les autorités chinoises sont actuellement poursuivies par la cour de justice espagnole pour génocide à l'encontre du peuple tibétain[6].
Par ailleurs, outre la torture dans les prisons et le fait que celle-ci n'épargnerait pas les mineurs, les ONG font également état de méthodes particulières appliquées aux femmes tibétaines. Alors que les autres minorités ne font pas partie de la politique de contrôle des naissances en Chine, les femmes tibétaines y sont incluses et seraient stérilisées et obligées à avorter au delà du premier enfant, d'après la Commission des droits de l'Homme, rapport de 1999[7].
Le droit de pratiquer librement sa religion est bafoué par le gouvernement de Pékin : les photos du Dalaï Lama sont interdites, sous peine de prison[8], mais pas celles du Panchen Lama (celui désigné par le gouvernement central de Pékin, et non celui reconnu par le Dalaï Lama), qui a été remplacé et qui est maintenant de culture chinoise. Les manifestations pour l'indépendance du Tibet sont violemment réprimées : deux nonnes bouddhistes qui avaient réclamé la libération du Tibet ont été enfermées dans la prison de Drapchi, à Lhassa en 1990[9]. Lhundrub Sangmo et Rizin Choekyi ont été libérées respectivement en 1999 et en 2002, après avoir vécu un véritable calvaire dans leurs geôles (tortures, brimades et manque de nourriture). 140 prisonniers d'opinion tibétains sont aujourd'hui détenus dans la prison de Drapchi[10].
Depuis 1987, d'importantes manifestations ont eu lieu en faveur de l'indépendance. Durement réprimées (des centaines de morts), elles furent suivies d'un an de loi martiale (1989-90).
La dernière en date, selon le TCHRD, s'est produite le 1 août 2007 à Litang, lors des cérémonies du 80e anniversaire de l’Armée de la libération populaire chinoise. Un nomade tibétain de 52 ans, Ronggay Adrak, a appelé au retour du Dalaï Lama, de la libération du Panchen Lama et de la liberté pour le Tibet avant d’etre arreté par la Police de Kardzé. Malgré la promesse faite par les autorités et des manifestations de soutien des populations, Ronggay Adrak serait toujours détenu. La situation reste très tendue et plus de 3000 personnels de force de l’ordre seraient mobilisés[11].
Selon les autorités chinoises, les Tibétains ne seraient pas soumis à des discriminations particulières car ils disposent des mêmes droits que l'ensemble des citoyens de la République Populaire de Chine, avec les mêmes devoirs et les mêmes restrictions.
Selon les autorités chinoises, depuis le début des années 1990, la situation des droits de l'Homme s'est améliorée et le niveau de vie des Tibétains a considérablement augmenté.
Selon le gouvernement tibétain en exil et le Dalaï Lama, même s'ils reconnaissent que la situation de la Chine s'améliore, ils affirment que la situation au Tibet ne fait qu'empirer, en particulier pour les Droits de l'Homme qui sont bafoués, et pour l'environnement qui se dégrade gravement. Dans les prisons les tortures sont systématiques pour les prisonniers politiques tibétains, qui sont plus de 100. La liberté religieuse est loin d'être respectée, comme l'illustre la fuite au passage de l'an 2000 du 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje. Les Tibétains subissent une discrimination notamment pour les emplois, de nombreux avantages étant donnés aux Chinois.
http://tibetchineactualite.spaces.live.com/
http://savetibet.org/news/newsitem.php?id=1160 (en anglais)
DOSSIER CHINE :
1 - La pollution de l'air
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