DOSSIER JO : 6- Début des manif

Publié le par Angie

manifestation de moines tibétains à Zurich, le 15 mars 2008.




Le Tibet, première grande crise pour Pékin à cinq mois des JO

Des moines boudhistes protestent à l'occasion du 49e anniversaire du soulèvement qui avait abouti à l'exil du Dalaï Lama



Avec les violences au Tibet, le gouvernement chinois fait face à sa première grande crise sur le terrain des droits de l'Homme dans la perspective des Jeux Olympiques de Pékin en août. Des violences opposant des manifestants tibétains hostiles à la présence chinoise aux forces de l'ordre ont fait des morts et des blessés vendredi dans le centre historique de Lhassa, la capitale du Tibet. Ces violences ont éclaté après plusieurs jours de manifestations de moines célébrant le 49e anniversaire du soulèvement anti-chinois qui avait abouti à l'exil du dalaï lama.

L'effet JO «se retourne» contre Pékin
Selon des organisations de défense des Tibétains, il s'agit des manifestations les plus importantes au Tibet depuis la révolte de mars 1989, réprimée dans le sang.
Ce nouvel embrasement dans une région sensible, sous contrôle chinois depuis 1951, devrait accentuer la pression que subit déjà le gouvernement chinois sur la scène internationale pour améliorer les droits de l'homme, comme il s'est engagé à le faire en obtenant l'organisation des JO.

Les Chinois réalisent aujourd'hui c'est qu'en 2001 ils ont obtenu les JO à une époque où tout le monde parlait de la Chine en termes extrêmement positifs. Aujourd'hui, le monde a changé et on attend beaucoup plus de la Chine et les Chinois n'ont pas réalisé qu'on attend beaucoup plus d'eux. Les gens ne comprennent plus la nature du régime chinois et les JO constituent un coup de projecteur.

La flamme sur l'Everest, opération périlleuse
Ces manifestations surviennent aussi à quelques semaines du passage prévu de la flamme olympique sur l'Everest, une opération de communication périlleuse pour le régime chinois qui redoute des manifestations de militants tibétains ou pro-tibétains.
Le Népal a annoncé vendredi qu'il fermerait au mois de mai, à la demande de la Chine, l'accès au plus haut sommet du monde afin d'empêcher toute perturbation dans cette région de l'Himalaya, frontière entre les deux pays.
Cette mesure ne garantit pas, loin de là, que la tension va retomber sur le Toit du Monde, selon les experts. Les moines tibétains sont suffisamment tournés vers l'extérieur pour réaliser que les JO sont une opportunité formidable.

L'«affaire Hu Jia»
La Chine doit aussi gérer la contestation politique des dissidents dont la répression a aussi provoqué de vives réactions de la communauté internationale.
Le procès mardi de Hu Jia, l'une des voix les plus critiques du régime chinois, risque de soulever un nouveau tollé. Arrêté en septembre et jugé pour «incitation à la subversion», le militant âgé de 34 ans a dénoncé le non-respect par Pékin de ses engagements en faveur des droits de l'Homme, pris pour obtenir l'organisation des JO.
Le Parlement européen, les Etats-Unis et la Commission européenne sont intervenus en sa faveur auprès des autorités chinoises, en vain pour l'instant
.


DOSSIER J.O. :
                             1- Les enjeux locaux
                             2- La rebellion occidentale commence
                                     3- Libre expression
                           4- Pas de scandale merci
                   5- Le DalaÏ Lama contre le boycott

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Publié dans Politique à dénoncer

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