Le bio se porte bien, mais…

A l’occasion des 30 ans de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), la France est un grand pays de fromages…industriels.
L’association Fromages de terroirs sonne l’alarme en organisant demain sa huitième Journée nationale du fromage.
Les mille variétés françaises ne résistent pas à l’essor des pâtes industrielles de Bel (Vache qui rit, Kiri, Babybel), Bongrain (Caprice des dieux, Chaumes, St Moret)ouLactalis (Président, Lepetit, Société). En 2006, 112 pâtes à tartiner, fromages en dés et autres innovations ont ainsi investi les rayons. Des dizaines de fromages ont été rayés de la carte comme la galette des Monts-d’Or, fabriquée depuis quatre cents ans, qui a disparu depuis le décès du dernier producteur. Le bleu de Termignon, le vacherin d’Abondance, le persillé de Tignes sont aussi menacés. Les produits au lait cru ne représentent même plus 15% du marché, le lait pasteurisé ayant envahi jusqu’aux produits bio. Il reste encore un grand flou artistique sur l’étiquetage, les industriels ayant le droit d’utiliser des termes tels que “terroir” ou “lait de ferme”comme ils veulent.