Les braconniers abattent tout ce qui bouge
« Les braconniers abattent tout ce qui bouge »
Goodall Primatologue spécialiste des chimpanzés. En cinquante ans, la population de chimpanzés est passée d’un million à 100 000. Pourquoi ? A l’origine, les chimpanzés étaient chassés pour alimenter le trafic d’animaux à destination des zoos, de l a recherche biomédicale et des commerces d’animau x de compagnie – on tuait alors la mère pour voler son petit. Grâce à l’adoption d e la Convention sur le commerce international des espèces menacées ( Cites), ces trafics ont régressé.
Toutefois, l’accroissement de la population humaine a maintenu la pression sur l’habitat des chimpanzés. La surexploitation forestière a accéléré la désertification et les hommes ont dû couper encore plus d’arbres pour gagner des terrains cultivables. C’est ce qui se pass e en Tanzanie et dans d’autres zones où vivent les communautés de chimpanzés. Mai s la pire menace – qui décim e les trois grands singes africains et toute la faune d e la forêt – , c’est le trafic de viande de brousse : l a chasse et la revente d’animau x sauvages destinés à l’alimentation.
La chasse n’a telle pas toujours été pratiquée par la population ? Le trafic d e viande de brousse n’a rien à voir avec la chasse traditionnelle qui a permis aux gens de vivre en harmonie avec la forêt pendant des siècles en ne prélevant que le nécessaire ! Ce trafic est la conséquence directe de l’exploitation de la forêt tropicale africaine par des compagnies étrangères. Mêm e lorsque ces compagnies respectent les règles ( n’abattre que les grands arbres, pas trop près les uns des autres), elles construisent des routes.
C’est illéCes routes permettent aux braconniers d’atteindre par camions entiers des parcelles de forêt autrefois inaccessibles et dans lesquelles ils abattent tout ce qui bouge pour en faire de la viand e fumée : éléphants, gorilles, chimpanzés, bonobos, antilopes, petits singes, s e r p e n t s , chauve souris. Très appréciée en ville, cett e viande rapporte bien plus que le poulet ou le mouton. D’autant qu’une grande partie de cette viande est exportée. Elle est servie dans des restaurants exotiques à Londres, New York, Amsterdam ou Paris.
Enfin, les grands singes peuvent développer certaine s de nos maladies – beaucoup meurent du virus Ebola.
Quel est le rôle de l’Institut Jane Goodall (JGI) ? Lorsque les chimpanzés adultes sont massacrés pour la viande de brousse, le JGI recueille les orphelins dan s des sanctuaires. En effet, un bébé ne procure pas assez de viande aux braconniers, et ces derniers tentent alors d e les vendre aux touristes ou aux tenanciers d’hôtels.gal et les autorités locales saisissent systématiquement ces bébés ; ils nous les remettent car, sans leur mère, ils ne peuvent pas survivre seuls dans la forêt.
Notre sanctuaire le plus important est situé au Congo Brazzaville, près de Pointe Noire. Actuellement, nous nous occupons de 120 orphelins. J’espère que les Français participeront à notre programme qui permet, en échange d’un don, de parrainer un chimpanzé orphelin de son choix et de suivre sa croissance dans l’un des sanctuaires du JGI. « La pire menace pour les grands singes, c’est le trafic de viande de brousse. »
Voila, comment réagir positivement face à ca ? Là on ne parle que d'une espéces, mais il y a de plus en plus d'espèces en voie d'extinction (en partant de 10 000!). Vous allez me dire, c'est bien beau d'y penser quand il y a un évènement qui le rapelle, mais d'habitude ca nous empêche pas de vivre dans notre société de consommation. Si je ne m'empêchais pas d'y penser, je ne serais pas là et aurais déserté cette société pour cause de volontariat animalier. Merde au matérialisme et au confort ! Bienvenue moustiques, vaccins, heures d'avion, nature sauvage et cruelle ...
Mais, j'ai quand même honte d'être de cette espèce, qui domine les autres et les détruit sans état d'âme. J'ai voulu essayer de concilier les deux, j'avais dans l'idée de m'investir tout les ans un peu, consacrant ce que la société m'autorisait de temps libre (vive les congés payés) au bénévolat en Afrique. Déception : ils prennent de la main d'oeuvre locale, ou alors tres qualifiée. J'ai ratée ma vocation profonde. Nous petits citoyens de pays riches, nous avons le droit d'aider les chats du quartier, ou de trier nos ordures, de donner un chéque ou un paquet de riz pour de grandes causes (avec l'espoir qu'il ne soit pas détourner) mais les grandes causes on a pas penser que l'on pouvait s'y impliquer.
Je ne veux pas donner d'argent, j'en ai deja que peu pour vivre dans notre jungle à nous et on sait ce que les associations peuvent en faire. Je veux me donner moi ! Des fois, je me demande pourquoi je ne plaque pas tout pour partir les aider, et me sentir apaisée, utile. Ma pauvre vie contre une bataille de chaques instants.
Si vous avez des renseignements sur des modes d'action contre les espèces menacées, je suis preneuse. Merci d'avance.