Pollution de 31 rivières et donc des poissons


La Somme polluée aux PCB
En Picardie, la vente des poissons pêchés est interdite et leur consommation «déconseillée» en raison de la pollution de la Somme par des PCB «de type dioxine», a annoncé la préfecture lundi soir.
Des polluants fixés dans la graisse des poissons
«La commercialisation de l'ensemble des espèces pêchées dans ces cours d'eau est dorénavant interdite et il est par ailleurs déconseillé de consommer ces poissons, et en particulier les anguilles et autres poissons de fond», prévient la préfecture.
Des recherches pour identifier l'origine de la pollution
«Ces polluants proviendraient essentiellement de l'activité industrielle implantée le long de ces cours d'eau. La direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) est chargée de poursuivre des recherches sur ces sites afin d'identifier l'existence de rejets actuels ou passés qui pourraient être à l'origine de la pollution», conclut la préfecture.
Les cours d'eau visés sont la Somme, de Saint-Quentin à l'écluse de Saint-Valéry-sur-Somme, l'Omignon, les Trois Doms, l'Avre depuis Roye jusqu'à sa confluence avec la Somme, l'Ancre depuis Albert jusqu'à sa confluence avec la Somme.
Des polluants fixés dans la graisse des poissons
«La commercialisation de l'ensemble des espèces pêchées dans ces cours d'eau est dorénavant interdite et il est par ailleurs déconseillé de consommer ces poissons, et en particulier les anguilles et autres poissons de fond», prévient la préfecture.
Des recherches pour identifier l'origine de la pollution
«Ces polluants proviendraient essentiellement de l'activité industrielle implantée le long de ces cours d'eau. La direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) est chargée de poursuivre des recherches sur ces sites afin d'identifier l'existence de rejets actuels ou passés qui pourraient être à l'origine de la pollution», conclut la préfecture.
Les cours d'eau visés sont la Somme, de Saint-Quentin à l'écluse de Saint-Valéry-sur-Somme, l'Omignon, les Trois Doms, l'Avre depuis Roye jusqu'à sa confluence avec la Somme, l'Ancre depuis Albert jusqu'à sa confluence avec la Somme.
Qu’est-ce que les PCB?
Les PCB (ou PolyChloroBiphényles) et PCT (PolyChloroTerphényles) sont des dérivés chimiques chlorés, plus connus en France sous le nom de pyralènes. Depuis les années 1930, les PCB étaient utilisés dans l’industrie pour leurs qualités d’isolation électrique, de lubrification et de d’ininflammabilité. On les retrouvait comme isolants dans les transformateurs électriques et les condensateurs, comme lubrifiants dans les turbines et les pompes ou comme composants d’huiles, de soudures, d’adhésifs, de peintures et de papiers autocopiants.
Quels dangers présentent-ils?
Les PCB, très solubles dans les graisses, s’accumulent dans les tissus graisseux tout au long de la chaîne alimentaire. L’homme se contamine par l’ingestion d’animaux ou de produits d’origine animale, notamment le lait, les œufs et les poissons, contaminés par le PCB.
Si une exposition accidentelle de courte durée aux PCB n’a pas de conséquence grave, une exposition à forte dose peut entraîner des irritations de la peau (chloracné), des infections hépatiques ou neurologiques, des bronchites chroniques, des maux de tête, des vertiges, des dépressions, des troubles de la mémoire et du sommeil, de la nervosité et de la fatigue, et de l’impuissance. Ces troubles sont, pour certains, réversibles. Plus graves : les PCB sont également cancérigènes et ont des effets sur le foie, la fertilité et la croissance.
C’est pourquoi, depuis 1987, ces substances ne sont plus ni produites ni utilisées dans la fabrication d’appareils en Europe.
Pourquoi trouve-t-on des PCB dans les eaux ?
Les PCB persistent dans l’environnement à cause de leur très lente décomposition naturelle et sont peu solubles dans l’eau. Ils se sont donc accumulés progressivement dans les sols et les sédiments.
Par le passé, une mauvaise appréhension des risques présentés par ces substances et des déversements accidentels ont conduit à en rejeter dans l’environnement en quantité mal connue.
Aujourd’hui encore, certaines installations soumises à réglementation peuvent rejeter des émissions de PCB dans l’eau même si c’est en quantités faibles et contrôlées. Par ailleurs, les déversements sauvages d’appareils contenant des PCB (actes de vandalisme sur les transformateurs par exemple) ou, plus ponctuellement, le lessivage des sols pollués aux PCB restent encore des sources d’émission dans l’eau.
La surveillance des PCB dans les sédiments permet d’établir, via les réseaux de suivi nationaux, une première cartographie de l’intensité de la contamination. Trois bassins hydrologiques sont particulièrement concernés : Artois-Picardie, Rhône-Méditerranée et Seine-Normandie.
Peut-on continuer à manger du poisson pêché en eau douce?
Les poissons sont un des maillons de la chaîne alimentaire où chaque animal transmet à un autre les polluants qu’il a pu ingérer et qui ainsi se concentrent un peu plus à chaque fois dans leur chair.
L’Union européenne a adopté les normes recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de concentrations maximales admissibles en PCB dans les poissons destinés à la consommation humaine. Le dépassement de ces normes peut conduire localement, à des interdictions de consommation de poissons, par arrêtés préfectoraux.
Source : site du ministère de l’Ecologie et plan national de décontamination et d’élimination des appareils contenant des PCB et PCT approuvé par arrêté du 26 février 2003.
Pollution des fleuves :
«un comité national de suivi de la pollution»
«un comité national de suivi de la pollution»
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, a annoncé ce mercredi lors d’une visite à Meyzieu (Rhône) qu’un «comité national de suivi de la pollution au PCB» serait mis en place «avant la fin de l’année», à l’image de celui qu’elle installe aujourd’hui à Lyon pour le Rhône.
Arrêt des rejets
Elle a également évoqué la possibilité de demander un «arrêt total des rejets de PCB» émanant des industries qui traitent ou décontaminent les PCB. «Il faut que je contacte la Drire (ndlr : direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) pour voir si c'est possible de tout arrêter», a-t-elle dit.
La secrétaire d’Etat a précisé que cette mesure aurait plus une portée «symbolique», puisque, selon elle, les rejets actuels des industries sont infimes par rapport à l’ampleur de la pollution du Rhône. Il reste 500 000 appareils contenant du PCB aujourd’hui en France qui devront être éliminés d’ici à 2010.
Feu vert de l'Afssa
Une fois les analyses de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), pour savoir si les poissons étaient contaminés et dans quelle mesure, terminées, la secrétaire d’Etat a indiqué qu’elle étudierait la pertinence de l’interdiction totale de consommer les poissons.
«En fonction des résultats observés sur les poissons, nous pourrons passer d’une interdiction vers un conseil de consommation». «Le PCB ne se dissout pas dans l’eau. Mais par mesure de précaution, j’ai demandé des prélèvements et des analyses sur les fruits et légumes irrigués avec l’eau du Rhône». Pour l’instant, seuls les sédiments des rivières ont été analysés. Nathalie Kosciusko-Morizet a souligné que ces analyses posaient «plus de difficultés techniques que financières», peu de laboratoires pouvant traiter autant d’analyses.
31 sites touchés
«La pollution ne s’est pas aggravée entre 2000 et 2007. Si le problème des PCB remonte à la surface, c’est parce que les normes européennes ont été revues à la baisse», a-t-elle assuré.
Selon une enquête du ministère de l’Ecologie, présentée par «Le Parisien», mercredi matin, le Rhône n’est pas le seul fleuve affecté par une concentration trop élevée en pyralène : 31 sites sont très touchés.
Elle a également annoncé que «dans un souci de transparence et de dialogue», le compte rendu du premier comité de pilotage du suivi de la pollution aux PCB du Rhône, qui a lieu de 16h à 17h30, serait mis en ligne dès 18h sur le site web du ministère.
Arrêt des rejets
Elle a également évoqué la possibilité de demander un «arrêt total des rejets de PCB» émanant des industries qui traitent ou décontaminent les PCB. «Il faut que je contacte la Drire (ndlr : direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) pour voir si c'est possible de tout arrêter», a-t-elle dit.
La secrétaire d’Etat a précisé que cette mesure aurait plus une portée «symbolique», puisque, selon elle, les rejets actuels des industries sont infimes par rapport à l’ampleur de la pollution du Rhône. Il reste 500 000 appareils contenant du PCB aujourd’hui en France qui devront être éliminés d’ici à 2010.
Feu vert de l'Afssa
Une fois les analyses de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), pour savoir si les poissons étaient contaminés et dans quelle mesure, terminées, la secrétaire d’Etat a indiqué qu’elle étudierait la pertinence de l’interdiction totale de consommer les poissons.
«En fonction des résultats observés sur les poissons, nous pourrons passer d’une interdiction vers un conseil de consommation». «Le PCB ne se dissout pas dans l’eau. Mais par mesure de précaution, j’ai demandé des prélèvements et des analyses sur les fruits et légumes irrigués avec l’eau du Rhône». Pour l’instant, seuls les sédiments des rivières ont été analysés. Nathalie Kosciusko-Morizet a souligné que ces analyses posaient «plus de difficultés techniques que financières», peu de laboratoires pouvant traiter autant d’analyses.
31 sites touchés
«La pollution ne s’est pas aggravée entre 2000 et 2007. Si le problème des PCB remonte à la surface, c’est parce que les normes européennes ont été revues à la baisse», a-t-elle assuré.
Selon une enquête du ministère de l’Ecologie, présentée par «Le Parisien», mercredi matin, le Rhône n’est pas le seul fleuve affecté par une concentration trop élevée en pyralène : 31 sites sont très touchés.
Elle a également annoncé que «dans un souci de transparence et de dialogue», le compte rendu du premier comité de pilotage du suivi de la pollution aux PCB du Rhône, qui a lieu de 16h à 17h30, serait mis en ligne dès 18h sur le site web du ministère.
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