
Les règles de l’urbanisme commercial devraient être adaptées pour permettre l’implantation plus rapide de grandes surfaces du type Leader Price, le régime des soldes sera assoupli et
une autorité nationale de concurrence sera créée...
En plus des 2 période de soldes, les magasins pourront effectuer 2 autres périodes à leur convenance. Belle condamnation de la loi Galland, qui limitait les implantations pour équilibrer la
concurrence de la grande distribution avec les petits commercants.
Mais cette recherche des prix bas n'est pas sans conséquence. Il ne faut pas oublier qu'avec la mondialisation, plus le public veut des prix bas, plus on doit délocaliser pour diminuer les
charges de personnel ou on doit réduire les salaires français. Mais comme notre pouvoir d'achat est en baisse, on en peut pas se permettre d'acheter au prix fort ...

A l’occasion des 30 ans de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), la France est
un grand pays de fromages…industriels.
L’association Fromages de terroirs sonne l’alarme en organisant demain sa huitième Journée nationale du fromage.
Les mille variétés françaises ne résistent pas à l’essor des pâtes industrielles de Bel (Vache qui rit, Kiri, Babybel), Bongrain (Caprice des dieux, Chaumes, St Moret)ouLactalis (Président,
Lepetit, Société). En 2006, 112 pâtes à tartiner, fromages en dés et autres innovations ont ainsi investi les rayons. Des dizaines de fromages ont été rayés de la carte comme la galette des
Monts-d’Or, fabriquée depuis quatre cents ans, qui a disparu depuis le décès du dernier producteur. Le bleu de Termignon, le vacherin d’Abondance, le persillé de Tignes sont aussi menacés. Les
produits au lait cru ne représentent même plus 15% du marché, le lait pasteurisé ayant envahi jusqu’aux produits bio. Il reste encore un grand flou artistique sur l’étiquetage, les industriels
ayant le droit d’utiliser des termes tels que “terroir” ou “lait de ferme”comme ils veulent.
1-
Le jatropha
Originaire d'Amérique latine, elle vit 35 ans, ses fleurs sont rouges et son feuillage, coriace et vert foncé. Le "Jatropha Curcias", plante du désert
malodorante et non comestible, pourrait représenter une alternative efficace et bon marché au carburant traditionnel.
Intèrêts : Elle peut devenir un outil de développement intéressant pour les pays émergents. Le biodiesel tiré de cette plante est une huile qui contient plus d'oxygène, moins de
monoxyde de carbone, présente 30 fois moins de particules qui causent l'asthme chez l'enfant. L'huile du Jatropha, plus connue sous le nom "d'huile de pourghère" en Afrique est déjà utilisée
comme combustible dans des moteurs d'essais au Mali, en Tanzanie ou au Ghana. Facile à produire, elle rejette de la vapeur d'eau et non du gaz carbonique.
Sa culture n'affecte celles des plantes vivrières. Elle pousse en zone semi-aride et ne nécessite aucun entretien. Elle peut vivre à la lumière vive ou sous un soleil tamisé et supporte une température minimale de 10°C. L'arbuste donne annuellement et toute sa vie 2 à 3 kg de fruits dont est tirée une huile facile à transformer en biodiesel. Chaque graine contient environ 35% d'huile. Huit kilos permettent de produire plus de 2 litres de biocarburant. En Afrique, où elle est boudée à cause de son odeur, elle est plantée en haies pour protéger les cultures. Les graines sont également utilisées comme purgatif en médecine traditionnelle et l'huile sert à fabriquer du savon.
Objectif : Augmenter les rendements
Inde, Philippines, Indonésie, Afrique du Sud, Burkina Faso, Mali, Ghana, Malawi, Zambie et dernièrement Madagascar : les pays producteurs sont de plus en plus nombreux depuis que D1, une
société londonienne de biodesel, a décidé de se lancer dans l'aventure. En plus de ces vertus énergétiques, le jatropha est apte à remplacer le charbon, à être utilisé comme un engrais ou à
servir à la confection de bougies et de savon.
À New Dehli, l'Institut de l'énergie et des ressources (TERI), un centre de recherche spécialisé dans les biotechnologies, a lancé un programme de recherche colossal sur le jatropha. 9,4 millions de dollars ont été investis sur dix ans pour faire passer sa culture d'un stade artisanal à une production massive. Objectif ? Augmenter les rendements de la plante de 20 à 30% en inoculant des micro-organismes dans les graines des arbustes, afin que les racines nourrissent encore plus la plante.
À Madagascar, où la société D1 a commencé la culture de la plante à la fin 2006, le prix d'un litre de diesel "Jatropha", pas encore commercialisé,
serait équivalent à celui d'un litre de gazole ordinaire. En 2008, le jatropha pourrait fournir 5% de cette quantité et à moyen terme, le pays pourrait même exporter une partie de sa production.
La société vise une production de 24 000 tonnes de graines ou 8 000 tonnes d'huile pure en trois ans, sur une surface de 5 000 ha par région de production.
2- Les micro-algues
Alors qu’en France, la recherche commence à s’intéresser à la fabrication d’huile carburant à partir des algues, Israël et les Etats-Unis en sont déjà au stade du développement industriel de ce
procédé.Toutes les surfaces agricoles françaises ne suffiraient pas à produire suffisamment d’huile carburant pour subvenir aux besoins du pays, car le colza ne produit grosso modo que 1 000
litres d’huile par hectares.
Culture :
Depuis les années 50, l’université du Massachusetts Institute of Technology travaille sur la question. Et depuis 2004, elle a incubé Greenfuel, une société qui propose des bioréacteurs dans
lesquels la solution d’algues peut contenir jusqu’à 80 % de son poids en huile, laquelle sert ensuite de carburant après un raffinage. Placée en milieu nutritif carencé, l’algue se met à produire
des triglycérides (base de l’huile) plutôt que des sucres. Le gaz carbonique constitue la principale source nutritive. Selon les industriels de Greenfuel, un hectare d’algues pourrait produire de
30 à 120 fois plus d’huile qu’un hectare de colza ou de tournesol.

Intérêt :
Sa technique permet, par temps ensoleillé, de recycler jusqu’à 82 % du CO2 contenu dans les fumées des centrales. Par temps nuageux, le rendement de recyclage tombe à 50 %. Mais
la technique de Berzin permet également de recycler 86 % des NOx (oxydes d’azote par ailleurs très impactants sur l’effet de serre). Les algues ont une capacité de croissance rapide, ce qui
explique le potentiel de production en huile démultiplié par rapport aux cultures oléagineuses.
Un projet de 1 300 m2 de panneaux d’algues est en cours de construction. Et un capital de 18 millions de dollars a été constitué pour lancer l’entreprise. Seules contraintes, il faut une
source importante de CO2 (un comble...) comme des fumées d’usine, du soleil et de l’eau qui peut être de l’eau de mer.
Les bioréacteurs inventés par Isaac Berzin, chercheur pour Greenfuel, sont constitués de tubes transparents qui contiennent les algues dans lesquels on fait barboter du gaz carbonique ou tout
autre déchet de carbones, comme par exemple des fumées de centrales thermiques à charbon ou à gaz.
D’ores et déjà, de nombreux pays font appel à la technologie Greenfuel. La compagnie sud-africaine De Beers Fuel Limited of South Africa vient de commander à Greenfuel 90 réacteurs de conversion
du CO2 en biogazole. En Allemagne, le groupe électricien E-On travaille également à un projet de récupération du CO2 des centrales thermiques de la Rhur. Mais Greenhouse Gas Mitigation, le projet
en question, n’en est encore qu’au stade de la recherche. Signalons également l’avancée technologique des Israéliens dans les fermes productrices d’algues, avec la société Algatech, installée
dans le désert du Neguev. En France, Shamash, le projet de recherche sur les algues à carburant associe huit équipes et entreprises françaises pour un budget total de 2,8 millions d'euros.
L'avenir
Les panneaux d’algues vont-ils faire partie de notre paysage bientôt ? Et annoncent-ils déjà la fin du biodiésel agricole produit avec du tournesol, du soja ou du colza ? Selon des chercheurs de
Greenfuel, il faudrait dans l’état actuel des avancées techniques 20 000 km2 de panneaux pour satisfaire la consommation américaine de carburant. Une surface donc considérable qui laisse à penser
que les biocarburants ont encore de beaux jours devant eux. Mais, ils estiment objectivement que 25 % du carburant utilisé dans les transports pourraient être remplacés par l’huile d’algue.
S’agissant des coûts de production, les Américains annoncent une rentabilité à partir d’un prix du baril de 19 à 57 dollars. Des panneaux solaires d’algue individuels sont aussi à l’étude pour
les agriculteurs.
En France, le développement de l’huile végétale carburant doit faire face à de nombreuses oppositions d’ordre fiscale et réglementaire voulues par le législateur en dépit des aspirations des
agriculteurs. Et les avancées techniques en matière de motorisation à l’huile émanent de l’Allemagne avec des sociétés comme ATG ou Ferrotherm. L’accès pour les agriculteurs au marché de l’huile
végétale carburant aurait permis de préparer les technologies de motorisation à l’huile. Si l’huile d’algue venait à remplacer un quart des carburants fossiles, comme il est prévu aux Etats-Unis,
la France accuserait un retard technologique très conséquent.
Les panneaux solaires Greenfuel sont déjà vendus en Espagne et en Afrique du Sud. D’immenses projets industriels sont à l’étude aux
Etats-Unis.
Une idée est arrivée pour les soldes : la possibilité de les déréglementées.
C'est la période où l'on cherche quel cadeau acheter pour quelle personne.
Un casse-tête annuel pour ceux qui ne notent pas ce qu'ils entendent pendant toute l'année. Grâce à internet, votre tâche peut se simplifier. On peut s'en servir pour tout type d'occasion,
mais toutes les idées n'y sont pas, enfin ca peut aider.
ce site à visiter absolument c'est :
www.trouversoncadeau.com
DOSSIER NOEL : 1 - Pas de noël aux USA
2 - Cadeau pour vous
3 - Cadeau & écologie (1ère partie)
3 - Cadeau &
écologie (2ème partie)
Y a-t-il UNE GUERRE COMMERCIALE ENTRE LA CHINE ET LES ETATS-UNIS ?Jean-François Huchet.
«Le problème de sécurité avec le made in China est bien réel»
Tous les lundis, un expert décrypte une question d’actualité. Aujourd’hui,
Par (à Pékin) PASCALE NIVELLE lundi 10 septembre 2007
Acoup de «dentifrices empoisonnés» et de poupées au plomb, la Chine et les Etats-Unis (et dans une moindre mesure, l’Europe) se livrent à une guerre commerciale depuis plusieurs mois. L’économiste Jean-François Huchet la décrypte.
La qualité des produits made in China - jouets, aliments, nourriture pour animaux, médicaments, etc. - est attaquée de toutes parts, aux Etats Unis surtout, mais aussi en Europe. Découvre-t-on le problème ?
Il existe depuis longtemps des problèmes de contrefaçon et de sécurité alimentaire ou pharmaceutique en Chine. Mais la succession inédite de scandales, qui a commencé au printemps avec la nourriture pour les animaux, provoque une rupture de confiance en Occident sur les produits exportés par la Chine. Au fur et à mesure des scandales, le contrôle s’amplifie et, donc, on fait de nouvelles découvertes.
Ce qui a changé, ce sont les volumes d’importation de produits chinois, notamment aux Etats-Unis : les firmes occidentales produisent de plus en plus en Chine, directement ou via la sous-traitance, pour réexporter. Du côté chinois, l’organisation de la production, de plus en plus divisée entre des sous-traitants, n’est pas propice à la qualité et la sécurité des produits. Les entreprises chinoises adaptent la qualité de leurs produits aux normes des pays dans lesquels elles exportent, réglementations qui diffèrent (teneur en plomb, nombre de tests…) selon qu’il s’agit des Etats-Unis ou de l’Amérique du Sud. Les autorités chinoises sont débordées par cette organisation du travail très éclatée.
Au-delà des scandales, n’assiste-t-on pas à une réaction protectionniste des pays industrialisés ?
Bien sûr, à Bruxelles ou Washington des gens utilisent la situation pour faire avancer des mesures protectionnistes. Plusieurs dossiers se superposent : la sous-évaluation du yuan qui favorise les exportations chinoises, l’énorme déficit commercial américain, les intérêts des entreprises occidentales soumises à la concurrence chinoise… Tout cela complique la donne. Mais le problème de la sécurité des produits made in China est bien réel. Il n’est pas entièrement manipulé par l’Union européenne ou les Etats-Unis, comme l’affirme Pékin pour se défendre.
Ces pays, qui ont délocalisé en masse en Chine, n’ont-ils pas leur part de responsabilité ?
Ils ont délocalisé sciemment dans des pays où l’on sait que les lois ne sont pas respectées : ils savent sur quel terrain ils opèrent. Mattel, par exemple, a une organisation pyramidale impressionnante avec des centaines de sous-traitants en Chine. La pression sur les coûts est énorme et la concurrence féroce entre les sous-traitants, surtout ceux qui sont au bas de la pyramide et se battent pour accéder aux marchés des multinationales. Celles-ci font des marges énormes sur le dos des producteurs chinois, qui ne touchent que 5 à 10 % de la valeur ajoutée du produit. La conséquence, ce sont les heures supplémentaires non-payées, les journées dépassant douze heures, le travail des enfants et les accidents de qualité qui se multiplient. Le contrôle coûte très cher. Les multinationales ont beau jeu ensuite de décrier le made in China. On devrait plutôt parler du «made by China » [fabriqué par la Chine, ndlr] !
C’est la règle du jeu pour toutes les multinationales ?
Non, heureusement. Ikea, par exemple, estime devoir assumer sa part de responsabilité et accompagne ses sous-traitants lors des pics de production. Certaines firmes aident les entreprises chinoises à répondre à ces hausses de demandes.
Que pensez-vous du mode de défense de la Chine ?
La crise est violente, sans équivalent jusqu’à présent. Face à ce déluge de scandales, la réaction de la Chine est assez maladroite, comme souvent. En interne, ils appuient sur le bouton du nationalisme et renvoient la balle aux accusateurs. Au début, notamment, ils ont riposté en contrôlant et décriant les produits étrangers importés. Mais au fil des mois, ils se sont rendu compte que cette artillerie lourde de la propagande contre les Etats-Unis n’est pas très constructive. Ils semblent maintenant avoir à cœur de résoudre le problème comme ils ont commencé à le faire pour la propriété intellectuelle. Ils évoluent vers quelque chose de plus raisonné et plus organisé : les contrôles à la douane, l’inspection dans les entreprises ont été renforcés, des punitions sont annoncées, des agences spéciales ont été créées. Tout cela fait l’objet d’annonces dans la presse. Il y a aussi urgence à rassurer la classe moyenne chinoise, bien informée et sensible aux problèmes de sécurité.
Y a-t-il un risque réel pour le made in China ?
L’inquiétude est palpable. Plusieurs enquêtes montrent une dégradation de l’image de la Chine dans le monde, surtout aux Etats-Unis et en Europe. Un récent sondage NBC-Wall Street, notamment, montre que 65 % des Américains ont peu, ou pas, confiance dans les produits importés. Et 82 %, selon une autre enquête Zogby, sont préoccupés par la qualité des produits chinois, dont deux tiers se déclarent favorables à un boycott tant que Pékin n’aura pas renforcé ses règles de sécurité. Le danger d’un effet boule de neige sur les produits chinois est réel. Il est pris très au sérieux par les responsables chinois.