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Consommation

Lundi 28 avril 2008



Les règles de l’urbanisme commercial
devraient être adaptées pour permettre l’implantation plus rapide de grandes surfaces du type Leader Price, le régime des soldes sera assoupli et une autorité nationale de concurrence sera créée...


En plus des 2 période de soldes, les magasins pourront effectuer 2 autres périodes à leur convenance. Belle condamnation de la loi Galland, qui limitait les implantations pour équilibrer la concurrence de la grande distribution avec les petits commercants.

Mais cette recherche des prix bas n'est pas sans conséquence. Il ne faut pas oublier qu'avec la mondialisation, plus le public veut des prix bas, plus on doit délocaliser pour diminuer les charges de personnel ou on doit réduire les salaires français. Mais comme notre pouvoir d'achat est en baisse, on en peut pas se permettre d'acheter au prix fort ...

Par Angie
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Mercredi 23 avril 2008


A l’occasion des 30 ans de la
Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), la France est un grand pays de fromages…industriels.

L’association Fromages de terroirs sonne l’alarme en organisant demain sa huitième Journée nationale du fromage.

Les mille variétés françaises ne résistent pas à l’essor des pâtes industrielles de Bel (Vache qui rit, Kiri, Babybel), Bongrain (Caprice des dieux, Chaumes, St Moret)ouLactalis (Président, Lepetit, Société). En 2006, 112 pâtes à tartiner, fromages en dés et autres innovations ont ainsi investi les rayons. Des dizaines de fromages ont été rayés de la carte comme la galette des Monts-d’Or, fabriquée depuis quatre cents ans, qui a disparu depuis le décès du dernier producteur. Le bleu de Termignon, le vacherin d’Abondance, le persillé de Tignes sont aussi menacés. Les produits au lait cru ne représentent même plus 15% du marché, le lait pasteurisé ayant envahi jusqu’aux produits bio. Il reste encore un grand flou artistique sur l’étiquetage, les industriels ayant le droit d’utiliser des termes tels que “terroir” ou “lait de ferme”comme ils veulent.

Par Angie
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Lundi 31 mars 2008



Initiativ:e étudiante à souligner : le Clan des néons, organise des "extinction de feux" dans plusieurs villes. 



Chacun peut agir dans sa ville, pour donner de l'ampleur à cette action.
 Après la fermeture des magasins ils font le tour des rues commercantes pour éteindre les enseignes lumineuses des magasins, grâce au disjoncteur extérieur, obligatoire pour les incendies.

Economie d'énergie et sensibilisation sont les mots d'ordre. Pour que chacun fasse un peu, pour plus de conséquences sur l'environnement.
Par Angie
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Vendredi 7 mars 2008



La hausse du prix des matières premières agricoles on en entend parler à tout va.



L'explication des éleveurs :
5000 professionnels arrêtent leur activité chaque année. Il manque donc 100 mille vaches pour atteindre les quotas français. A cela ajouter une hausse de la demande étrangère (pays émergeants) et une baisse de la production d'autres pays producteurs (comme l'Australie) pour cause de sécheresse. Vous obtenez une hausse de la demande et une baisse de l'offre, donc une augmentation du prix. Normalement 7% de hausse de prix pour eux, ne devrait engendrer que 2% de hausse sur le prix final.
L'explication des industriels : un marché de plus en plus concurrentiel et des distributeurs qui veulent aussi profiter du 'beurre'.
Pour les distributeurs, bien sûr, la devise c'est toujours les prix tirer au max vers le bas, genre ils font peu de marge.

Donc tout le monde se rejette la balle. On sait juste qu'on est dans le même type de flambée des prix qu'avec l'Euro.
Le gouvernement va lancer une étude pour comprendre le marché  et savoir qui s'en  met plein les poches. Vivement les résultats !
Par Angie
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Lundi 25 février 2008
Jatropha.jpg 1- Le jatropha

Elle pousse sur des terres arides, se cultive facilement et son huile fait déjà des envieux. À l'heure de l'envolée des prix du pétrole, les pays émergents ont trouvé leur solution de production de carburant alternatif.


Originaire d'Amérique latine, elle vit 35 ans, ses fleurs sont rouges et son feuillage, coriace et vert foncé. Le "Jatropha Curcias", plante du désert malodorante et non comestible, pourrait représenter une alternative efficace et bon marché au carburant traditionnel.

Intèrêts : Elle peut devenir un outil de développement intéressant pour les pays émergents. Le biodiesel tiré de cette plante est une huile qui contient plus d'oxygène, moins de monoxyde de carbone, présente 30 fois moins de particules qui causent l'asthme chez l'enfant. L'huile du Jatropha, plus connue sous le nom "d'huile de pourghère" en Afrique est déjà utilisée comme combustible dans des moteurs d'essais au Mali, en Tanzanie ou au Ghana. Facile à produire, elle rejette de la vapeur d'eau et non du gaz carbonique.

Sa culture n'affecte celles des plantes vivrières. Elle pousse en zone semi-aride et ne nécessite aucun entretien. Elle peut vivre à la lumière vive ou sous un soleil tamisé et supporte une température minimale de 10°C. L'arbuste donne annuellement et toute sa vie 2 à 3 kg de fruits dont est tirée une huile facile à transformer en biodiesel. Chaque graine contient environ 35% d'huile. Huit kilos permettent de produire plus de 2 litres de biocarburant. En Afrique, où elle est boudée à cause de son odeur, elle est plantée en haies pour protéger les cultures. Les graines sont également utilisées comme purgatif en médecine traditionnelle et l'huile sert à fabriquer du savon.

Objectif : Augmenter les rendements
Inde, Philippines, Indonésie, Afrique du Sud, Burkina Faso, Mali, Ghana, Malawi, Zambie et dernièrement Madagascar : les pays producteurs sont de plus en plus nombreux depuis que D1, une société londonienne de biodesel, a décidé de se lancer dans l'aventure. En plus de ces vertus énergétiques, le jatropha est apte à remplacer le charbon, à être utilisé comme un engrais ou à servir à la confection de bougies et de savon.

À New Dehli, l'Institut de l'énergie et des ressources (TERI), un centre de recherche spécialisé dans les biotechnologies, a lancé un programme de recherche colossal sur le jatropha. 9,4 millions de dollars ont été investis sur dix ans pour faire passer sa culture d'un stade artisanal à une production massive. Objectif ? Augmenter les rendements de la plante de 20 à 30% en inoculant des micro-organismes dans les graines des arbustes, afin que les racines nourrissent encore plus la plante.

À Madagascar, où la société D1 a commencé la culture de la plante à la fin 2006, le prix d'un litre de diesel "Jatropha", pas encore commercialisé, serait équivalent à celui d'un litre de gazole ordinaire. En 2008, le jatropha pourrait fournir 5% de cette quantité et à moyen terme, le pays pourrait même exporter une partie de sa production. La société vise une production de 24 000 tonnes de graines ou 8 000 tonnes d'huile pure en trois ans, sur une surface de 5 000 ha par région de  production.




2- Les micro-algues


Alors qu’en France, la recherche commence à s’intéresser à la fabrication d’huile carburant à partir des algues, Israël et les Etats-Unis en sont déjà au stade du développement industriel de ce procédé.Toutes les surfaces agricoles françaises ne suffiraient pas à produire suffisamment d’huile carburant pour subvenir aux besoins du pays, car le colza ne produit grosso modo que 1 000 litres d’huile par hectares.

Culture :
Depuis les années 50, l’université du Massachusetts Institute of Technology travaille sur la question. Et depuis 2004, elle a incubé Greenfuel, une société qui propose des bioréacteurs dans lesquels la solution d’algues peut contenir jusqu’à 80 % de son poids en huile, laquelle sert ensuite de carburant après un raffinage. Placée en milieu nutritif carencé, l’algue se met à produire des triglycérides (base de l’huile) plutôt que des sucres. Le gaz carbonique constitue la principale source nutritive. Selon les industriels de Greenfuel, un hectare d’algues pourrait produire de 30 à 120 fois plus d’huile qu’un hectare de colza ou de tournesol.

principe de l'huile carburant à base d'algues

recyclage du CO2 grâce aux algues
Intérêt :
 Sa technique permet, par temps ensoleillé, de recycler jusqu’à 82 % du CO2 contenu dans les fumées des centrales. Par temps nuageux, le rendement de recyclage tombe à 50 %. Mais la technique de Berzin permet également de recycler 86 % des NOx (oxydes d’azote par ailleurs très impactants sur l’effet de serre). Les algues ont une capacité de croissance rapide, ce qui explique le potentiel de production en huile démultiplié par rapport aux cultures oléagineuses.




Un projet de 1 300 m2 de panneaux d’algues est en cours de construction. Et un capital de 18 millions de dollars a été constitué pour lancer l’entreprise. Seules contraintes, il faut une source importante de CO2 (un comble...) comme des fumées d’usine, du soleil et de l’eau qui peut être de l’eau de mer.
Les bioréacteurs inventés par Isaac Berzin, chercheur pour Greenfuel, sont constitués de tubes transparents qui contiennent les algues dans lesquels on fait barboter du gaz carbonique ou tout autre déchet de carbones, comme par exemple des fumées de centrales thermiques à charbon ou à gaz.
D’ores et déjà, de nombreux pays font appel à la technologie Greenfuel. La compagnie sud-africaine De Beers Fuel Limited of South Africa vient de commander à Greenfuel 90 réacteurs de conversion du CO2 en biogazole. En Allemagne, le groupe électricien E-On travaille également à un projet de récupération du CO2 des centrales thermiques de la Rhur. Mais Greenhouse Gas Mitigation, le projet en question, n’en est encore qu’au stade de la recherche. Signalons également l’avancée technologique des Israéliens dans les fermes productrices d’algues, avec la société Algatech, installée dans le désert du Neguev. En France, Shamash, le projet de recherche sur les algues à carburant associe huit équipes et entreprises françaises pour un budget total de 2,8 millions d'euros.

L'avenir
Les panneaux d’algues vont-ils faire partie de notre paysage bientôt ? Et annoncent-ils déjà la fin du biodiésel agricole produit avec du tournesol, du soja ou du colza ? Selon des chercheurs de Greenfuel, il faudrait dans l’état actuel des avancées techniques 20 000 km2 de panneaux pour satisfaire la consommation américaine de carburant. Une surface donc considérable qui laisse à penser que les biocarburants ont encore de beaux jours devant eux. Mais, ils estiment objectivement que 25 % du carburant utilisé dans les transports pourraient être remplacés par l’huile d’algue. S’agissant des coûts de production, les Américains annoncent une rentabilité à partir d’un prix du baril de 19 à 57 dollars. Des panneaux solaires d’algue individuels sont aussi à l’étude pour les agriculteurs.

En France, le développement de l’huile végétale carburant doit faire face à de nombreuses oppositions d’ordre fiscale et réglementaire voulues par le législateur en dépit des aspirations des agriculteurs. Et les avancées techniques en matière de motorisation à l’huile émanent de l’Allemagne avec des sociétés comme ATG ou Ferrotherm. L’accès pour les agriculteurs au marché de l’huile végétale carburant aurait permis de préparer les technologies de motorisation à l’huile. Si l’huile d’algue venait à remplacer un quart des carburants fossiles, comme il est prévu aux Etats-Unis, la France accuserait un retard technologique très conséquent.


panneau solaire de production d'huile carburant à base d'algues Les panneaux solaires Greenfuel sont déjà vendus en Espagne et en Afrique du Sud. D’immenses projets industriels sont à l’étude aux Etats-Unis.










Les documents à télécharger

- Danielo, Olivier. « Un carburant à base d'huile d'algue ». Biofutur, 2005, n°255, p. 33-36.
- "Life Cycle Inventory of Biodiesel and Petroleum Diesel for Use in an Urban Bus" par US Department of Agriculture and US Department of Energy (.pdf de 314 pages en anglais )
- "A Look Back at the U.S. Department of Energy’s Aquatic Species Program : Biodiesel from Algae" par le National Renewelable Energy Laboratory (.pdf de 328 pages en anglais )
- "Plaidoyer en faveur de la filière énergétique Huile végétale pure" par Yves LUBRANIÉCKI ( .pdf de 23 pages )
Par Angie
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Mardi 15 janvier 2008
soldes.jpg Une idée est arrivée pour les soldes : la possibilité de les déréglementées.

En tant que consommateur, ca pourraient être intéressant. Mais du coup, on aurait plus trop de repère de ce qu'est un 'bon prix' et chez les commerçants cela pourrait devenir du grand n'importe quoi, tant que l'on appose les mots magiques "soldes".

Mais plus législativement, cette idée pourrait permettre de contourner la loi Gallan, qui interdit, en autre, la vente à perte. On verrait donc encore s'enfoncer les petits commerces (qui ont besoin de marges pour vivre) pour la grande distribution (qui prend ses marges sur des actions 'commerciales' principalement).
Par Angie
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Jeudi 20 décembre 2007


C'est la période où l'on cherche quel cadeau acheter pour quelle personne. 

Un casse-tête annuel pour ceux qui ne notent pas ce qu'ils entendent pendant toute l'année. Grâce à internet, votre tâche peut se simplifier. On peut s'en servir pour tout type d'occasion, mais toutes les idées n'y sont pas, enfin ca peut aider.


                         ce site à visiter absolument c'est :

                        
www.trouversoncadeau.com


DOSSIER NOEL1 - Pas de noël aux USA
                          2 - Cadeau pour vous
                          3 - Cadeau & écologie (1ère partie)
                          3 - Cadeau & écologie (2ème partie)

 

Par Angie
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Vendredi 7 décembre 2007
C'est fait, je commence mon initiation au bio.
La première chose qui me chiffonait était les lessives eet autres nettoyants ménagers. J'ai donc débuté mes achats bio par ces produits.

Les noix de lavage m'ont conquises. Mais elles nécessitent des produits additionnels. En effet, n'ayant pas d'odeur je met quelques gouttes d'huiles essentielles d'orange amer sur le petit sac des noix. Elles auraient tendance à ne pas 'blanchirent' le linge, mais pas de soucis, il existe des pastilles
anti-calcaires et blanchissantes et autre.

Pour les produits de sols par contre, je suis plus mitigée. Le produit ne mousse pas (bon ok c'est peut-être un apriori de notre société de consommation comme le fait que le linge propre doir sentir bon). Donc je me demande si le produit est bien efficace pour le lavage/dégraissage. Mais peut-être que a aussi c'est un apriori.

Par contre j'ai plus de mal à trouver des produits désinfectant, pour ne plus se servir de la javel.

Pour l'alimentation, je ne sais pas si je vais m'y mettre, car c'est plutot cher. Mais quand je me rend compte que les pommes que j'ai acheté en sac sont grasses, ca donne envie de passer au bio ou d'avoir son jardin.
En tout cas pour faire les purée de mon (futur) enfant, je prendrais du bio. Une étude a démontré qu eles petits pots étaient trop sucré et les purées maison contenaient des pesticides.

Et dans ma maison j'adorerais avoir des panneaux solaire et des récupérateur d'eau pour s'en servir pour les toilettes. Ba oui, pas besoin d'eau potable à cet endroit!
Par Angie
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Jeudi 29 novembre 2007
L’ICCAT (commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique), réunie à Antalya, en Turquie, a laissé passer une occasion précieuse pour remettre de l’ordre dans une pêcherie hors contrôle comme l’a prouvé la saison de pêche de cette année.

"L’ICCAT s'est révélée être totalement incompétente et a de nouveau manqué à son devoir de gestion durable d’une ressource marine commune", déclare le Dr Sergi Tudela, Responsable de la pêche au WWF Méditerranée. "L’ICCAT est sur son lit de mort, mais, malheureusement, elle a aussi emmené le thon rouge avec elle."
Une maigre proposition a été adoptée hier en Turquie, à l’initiative du Japon,pour que les entreprises impliquées dans la pêche au thon rouge puissent, si elles le souhaitent, participer à une réunion à Tokyo, afin de mener une réflexion commune sur la gestion de cette ressource. Il s'agit d'une acceptation officielle par l’ICCAT de la prise de pouvoir du marché sur la gestion de cette pêcherie, au détriment d’une politique basée sur les avis scientifiques.
La seule lueur d'espoir est l'introduction par l’ICCAT d'un « système de traçabilité permettant de suivre le thon depuis son lieu de pêche jusqu’au consommateur ». Mais le WWF estime que cette mesure est trop faible, difficilement applicable sans la mobilisation de moyens importants et qu’elle arrive trop tardivement.
L’ICCAT n'a pas été suffisamment audacieuse pour mettre en place le moratoire demandé par le WWF. L'idée d'une fermeture pluriannuelle de la pêche du thon rouge a pourtant été proposée par les Etats-Unis eux-même, fortement soutenu par le Canada. Mais ce sont d'autres pays (Union Européenne, Turquie, Japon…), fortement impliqués dans la surpêche, qui ont hélas été entendus. Le Maroc et la Tunisie ont même obtenu une augmentation de leur quota pour les trois prochaines années !
Le quota global de 29 500 tonnes restera donc le même pour 2008 alors qu’il était prévu qu’il diminue de 10 %.
« Il n’y a plus d’espoir pour le thon rouge, victime de l’incapacité des organisations internationales de gestion des pêches à faire prévaloir les enjeux écologiques. Trois semaines après le Grenelle de l’environnement et son retentissement à l’international, il est difficile de comprendre comment l’Union Européenne a pu participer à la mise à mort de cette espèce emblématique de la Méditerranée. » déclare Serge Orru, directeur général du WWF France.
Par Angie
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Mercredi 7 novembre 2007
Bienvenue dans notre monde "made in China".

En exportant des usines en Chine, pour profiter d'une main d'oeuvre moins chère, les entreprises ont augmentées leur concurrent à leur insu. En effet, cela a permis aux chinois de copier le savoir faire. Aujourd'hui ils sont donc capable de produire eux-même les produits les plus divers.

Par contre, divers études ont prouvées que la qualité n'était pas au rdv. Les jouets ne respectent pas les critères de qualité européene. Donc les jouets se déchirent, brûlent vite, contiennent de petites pièces avec lesquelles l'efant peut s'étouffer, ...
Plus inquiètant, la Chine est montrée du doigt par de récentes découvertes de produits toxiques dans des produits alimentaires.





Y a-t-il UNE GUERRE COMMERCIALE ENTRE LA CHINE ET LES ETATS-UNIS ?Jean-François Huchet.

«Le problème de sécurité avec le made in China est bien réel»

Tous les lundis, un expert décrypte une question d’actualité. Aujourd’hui,

Par (à Pékin) PASCALE NIVELLE lundi 10 septembre 2007 

Acoup de «dentifrices empoisonnés» et de poupées au plomb, la Chine et les Etats-Unis (et dans une moindre mesure, l’Europe) se livrent à une guerre commerciale depuis plusieurs mois. L’économiste Jean-François Huchet la décrypte.

La qualité des produits made in China - jouets, aliments, nourriture pour animaux, médicaments,  etc. - est attaquée de toutes parts, aux Etats Unis surtout, mais aussi en Europe. Découvre-t-on le problème ? 

Il existe depuis longtemps des problèmes de contrefaçon et de sécurité alimentaire ou pharmaceutique en Chine. Mais la succession inédite de scandales, qui a commencé au printemps avec la nourriture pour les animaux, provoque une rupture de confiance en Occident sur les produits exportés par la Chine. Au fur et à mesure des scandales, le contrôle s’amplifie et, donc, on fait de nouvelles découvertes.

Ce qui a changé, ce sont les volumes d’importation de produits chinois, notamment aux Etats-Unis : les firmes occidentales produisent de plus en plus en Chine, directement ou via la sous-traitance, pour réexporter. Du côté chinois, l’organisation de la production, de plus en plus divisée entre des sous-traitants, n’est pas propice à la qualité et la sécurité des produits. Les entreprises chinoises adaptent la qualité de leurs produits aux normes des pays dans lesquels elles ­exportent, réglementations qui diffèrent (teneur en plomb, nombre de tests…) selon qu’il s’agit des Etats-Unis ou de l’Amérique du Sud. Les autorités chinoises sont débordées par cette organisation du travail très éclatée.

Au-delà des scandales, n’assiste-t-on pas à une réaction protectionniste des pays industrialisés ? 

Bien sûr, à Bruxelles ou Washington des gens utilisent la situation pour faire avancer des mesures protectionnistes. Plusieurs dossiers se superposent : la sous-évaluation du yuan qui favorise les exportations chinoises, l’énorme déficit commercial américain, les intérêts des entreprises occidentales soumises à la concurrence chinoise… Tout cela complique la donne. Mais le problème de la sécurité des produits made in China est bien réel. Il n’est pas entièrement manipulé par l’Union européenne ou les Etats-Unis, comme l’affirme Pékin pour se défendre.

Ces pays, qui ont délocalisé en masse en Chine, n’ont-ils pas leur part de responsabilité ? 

Ils ont délocalisé sciemment dans des pays où l’on sait que les lois ne sont pas respectées : ils savent sur quel terrain ils opèrent. Mattel, par exemple, a une organisation pyramidale impressionnante avec des centaines de sous-traitants en ­Chine. La pression sur les coûts est énorme et la concurrence féroce entre les sous-traitants, surtout ceux qui sont au bas de la pyramide et se battent pour accéder aux marchés des multinationales. Celles-ci font des marges énormes sur le dos des producteurs chinois, qui ne touchent que 5 à 10 % de la valeur ajoutée du produit. La conséquence, ce sont les heures supplémentaires non-payées, les journées dépassant douze heures, le travail des enfants et les accidents de qualité qui se multiplient. Le contrôle coûte très cher. Les multinationales ont beau jeu ensuite de décrier le made in China. On devrait plutôt parler du «made by China » [fabriqué par la Chine, ndlr] !

C’est la règle du jeu pour toutes les multinationales ? 

Non, heureusement. Ikea, par exemple, estime devoir assumer sa part de responsabilité et accompagne ses sous-traitants lors des pics de production. Certaines firmes aident les ­entreprises chinoises à ­répondre à ces hausses de ­demandes.

Que pensez-vous du mode de défense de la Chine ? 

La crise est violente, sans équivalent jusqu’à présent. Face à ce déluge de scandales, la réaction de la Chine est assez maladroite, comme souvent. En interne, ils appuient sur le bouton du nationalisme et renvoient la balle aux accusateurs. Au début, notamment, ils ont riposté en contrôlant et décriant les produits étrangers importés. Mais au fil des mois, ils se sont rendu compte que cette artillerie lourde de la propagande contre les Etats-Unis n’est pas très constructive. Ils semblent maintenant avoir à cœur de résoudre le problème comme ils ont commencé à le faire pour la propriété intellectuelle. Ils évoluent vers quelque chose de plus raisonné et plus organisé : les contrôles à la douane, l’inspection dans les entreprises ont été renforcés, des punitions sont annoncées, des agences spéciales ont été créées. Tout cela fait l’objet d’annonces dans la presse. Il y a aussi urgence à rassurer la classe moyenne chinoise, bien informée et sensible aux problèmes de sécurité.

Y a-t-il un risque réel pour le made in China ? 

L’inquiétude est palpable. Plusieurs enquêtes montrent une dégradation de l’image de la Chine dans le monde, surtout aux Etats-Unis et en Europe. Un récent sondage NBC-Wall Street, notamment, montre que 65 % des Américains ont peu, ou pas, confiance dans les produits importés. Et 82 %, selon une autre enquête Zogby, sont préoccupés par la qualité des produits chinois, dont deux tiers se déclarent favorables à un boycott tant que Pékin n’aura pas renforcé ses règles de sécurité. Le danger d’un effet boule de neige sur les produits chinois est réel. Il est pris très au sérieux par les responsables chinois.

Par Angie
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