Jeudi 14 août 2008
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La forêt tropicale du bassin du Congo, deuxième plus important massif forestier après l’Amazonie, couvre 1 130 000 km² et six pays.
Actuellement menacée par la pauvreté, la croissance démographique, l’exploitation illégale du bois ou encore sa transformation partielle en terres agricoles, quatre millions d’hectares (ha)
disparaissent chaque année. Une perte de taille pour les pygmées qui vivent dans et de la forêt.
Candidate à l’obtention de la certification FSC (Forest Stewardship Council, qui garantit une exploitation durable) pour ces deux concessions de 750 000 ha, la CIB (Congolaise industrielle du bois)
devait remplir une condition indispensable : associer les 9 600 pygmées installés sur ces terres à la gestion des ressources forestières. En collaboration avec le TFT (Tropical Forest Trust),
organisation anglaise à but non lucratif qui œuvre pour réduire la déforestation, la CIB a adapté la technologie GPS aux communautés pygmées analphabètes pour leur permettre essentiellement de
signaler les arbres et lieux sacrés. Les lettres ont été remplacées par des dessins : une seringue indique une plante médicinale, un pygmée avec une flèche une zone de chasse.
Son utilisation est simple : les pygmées n’ont qu’à appuyer sur l’icône correspondante pour indiquer un cimetière, un arbre à protéger ou encore un site de braconnage illégal. La localisation est
enregistrée automatiquement. La CIB établit alors de nouvelles cartes des ressources forestières et s’engage à ne pas toucher à celles signalées par les pygmées.
En 2008, les 750 000 ha sont certifiés FSC. La plus grande, celle de Pokola (nord Congo), s’est également engagée à développer, avec le soutien de la Fondation Chirac, une radio communautaire
en langue Mbendjele afin que les pygmées puissent continuer à faire vivre leur culture et échanger avis et informations sur la gestion de la forêt.
Par Angie
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Publié dans : Environnement
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